🙈 Raba kandi wumvirize 👂🏿 amajwi y’abasoda b’Abarundi 🇧🇮 ku rugamba. 😅 Baca biruka ata nzira n’iyo baja. Mu gihe bariko barahunga, baca baha ibigwanisho vyabo abo bahanganye bo muri #Twirwaneho na AFC/M23 nk’ingabire 🎁.
Article de J-L KAYITENKORE @Kayisa
ERIC TUTSI (vrai nom : Eric Sendanyoye ou Dominique Jean Ezenge Sendanyoye, né vers 1974 à Kinshasa) est un chanteur, vocaliste et musicien rwandais-congolais, surtout connu pour son long passage au sein du Quartier Latin International de Koffi Olomidé.
Contexte et carrière
•Il a grandi à Kinshasa (RDC) mais possède de solides racines rwandaises (souvent désigné comme Umunyarwanda). Il a publiquement évoqué sa nationalité/héritage rwandais par le biais de sa famille.
•Membre clé (« inkingi ya mwamba » – pilier) du Quartier Latin pendant de nombreuses années, il a apporté des voix puissantes. Sa participation la plus célèbre est sur le tube « Dulcinée » (tiré de l’album Force de frappe de 2000), un classique de la rumba/ndombolo encore largement diffusé et repris aujourd’hui.
•Il a également joué un rôle dans l’introduction ou le mentorat d’autres artistes (par exemple, des affirmations selon lesquelles il a aidé à intégrer Fally Ipupa) et a été impliqué dans le groupe pendant des décennies, avec des départs et des retours occasionnels.
•Formation classique (violon/guitare) avant de se concentrer sur le chant.
Activités récentes (en 2025–2026)
•Reste actif dans les cercles de la musique congolaise, apparaissant dans des hommages, des performances acoustiques et des discussions sur l’héritage du Quartier Latin (par exemple, des mentions du 39e anniversaire en 2025).
•A visité le Rwanda à plusieurs reprises, notamment pour des événements culturels ou caritatifs (par exemple, en préparant des concerts pour soutenir les femmes rwandaises).
•Continue d’interagir avec ses fans via les réseaux sociaux, les interviews et les performances. Des débats sur sa nationalité (congolaise de naissance/résidence, rwandaise par héritage) refont occasionnellement surface dans les médias.
Il est respecté pour sa voix douce, sa présence sur scène (« Le Prof ») et ses contributions au soukous/rumba. Sa musique est disponible sur YouTube, les plateformes de streaming et des compilations classiques.
Si vous cherchez des chansons spécifiques, des vidéos, des performances récentes ou des connexions à Kigali/Rwanda, faites-le-moi savoir pour des infos plus ciblées !
Pourquoi nous, Africains, semblons incapables, même artisanalement, de faire des choses pareilles ? Et nous devons tout attendre de la Chine ou l’Inde?
16 MAI 1997….
Témoignage fait par Mme Ndombe, Ministre de l’Économie du tout dernier Gouvernement de l’ère Mobutu, le Gouvernement Likulia.
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Je me rappelle de la journée du 16 mai 1997, dernier Conseil des ministres du Gouvernement Likulia.
Tous les ministres étaient agités dans la salle, car ils n’avaient pas reçu leurs émoluments depuis leur entrée en fonction. Le premier ministre Likulia me demandera en tant que Ministre de l’Économie, d’aller à la banque pour retirer de l’argent et payer les ministres (bien que cela ne soit pas dans mes attributions). Il est 10h, le Ministre des Finances Kasereka Kasai, qui était déjà en contact avec le Gouverneur de la Banque du Zaïre, me dira à l’oreille "mama Ndombe, il n’y a plus rien à la banque. Je le lui ai dit. Les caisses sont vides." J'appelle quand même le Gouverneur de la Banque du Zaïre pour l'instruire que le Premier ministre Likulia m’a demandé de venir retirer de l’argent afin de payer les ministres et leurs cabinets. Le Gouverneur Ndjamboleka me rira au nez. Il me dira, je cite "mais maman Ndombe, ici il n’y a plus rien."
Je retourne dans la salle de réunion et j’entends le Général Mahele en train de tonner sur le Premier ministre Likulia, que c’est lui qui n’a pas voulu débloquer les moyens pour payer les militaires au front. "Pourquoi un militaire irait exposer sa vie pour un 100$ US, dira t-il. Croyez-vous qu’on peut gagner la guerre sans moyens? Si vous ne voulez pas de cette guerre, dites-le moi; comme ça je sais au moins à quoi m’en tenir." Likulia lui demandera à maintes reprises de se calmer et le Général Mahele de rétorquer : "hier, au camp tshatshi, j’ai cru que j’allais y laisser ma peau lorsque j’ai demandé au President de sortir de sortir de Kinshasa, car je n’étais plus en mesure d’assurer sa protection". Il continua de blâmer le Premier ministre.
Les ministres, eux, de leur côté continuaient de réclamer leur dû. Et le Premier ministre de leur dire : "maman Ndombe va vous servir." Je lui fais une note en disant que le gouverneur Ndjamboleka, que je viens d’avoir au téléphone, me dit qu’il n ya plus rien a la banque, les caisses sont vides et même si j’allais le voir, il n’aura rien à me remettre. Cette information, il (Likulia) ne la dira pas aux ministres.
Se calmant peu à peu, le Général Mahele, qui était assis à côté de moi, me soufflera à l'oreille : "petite sœur, lobi ezalaki nde likambo na camp tshatshi. Famille ya président ba nzomeli nga mabe. Na ndimaki te ke na kobima vivant kuna." La réunion se terminera en queue de poisson et le Premier ministre Likulia demandera à Mahele de monter dans son bureau. Ça sera la dernière fois que je verrai le Général Mahele vivant.
Dans l’après-midi, aux environs de 15h, le Général Likulia m’appellera pour me demander de passer à la résidence officielle et, là je trouverais le Ministre des Finances, Mr. Kasereka Kasai. On dînera sans inquiétude. Et dire que la ville était déjà en effervescence! Ensuite il se retirera dans ses appartements, en nous laissant en planque. Vers 16 heures, mon Directeur de cabinet adjoint, Mr. Philippe Telo, m’appellera et me dira de vite rentrer à la maison car les envahisseurs n’étaient plus loin de Kinshasa. Je m'en irais sans revoir le Premier ministre, car pour ma part, je pensais qu’il allait résoudre le problème de nos émoluments, puisque le Ministre des Finances était également présent. Plus tard dans la soirée, il m’appellera pour me dire qu il était parti de chez le Premier ministre aux environs de 19 heures, sans le revoir. Entretemps, les Ministres qui n’avaient pas l’information ont continué à m’appeler pour savoir si j’avais retiré de l’argent à la banque.
La suite, vous la connaissez.
Triste fin de règne
Après le retrait du M23 dans la plaine de la Ruzizi, plusieurs habitants ont fui la zone par peur des FARDC et des Wazalendo, craignant pour leur sécurité Parmi les personnes qui ont fui il y a des Barundi, des éleveurs banyamulenge et d’autres civils de différentes communautés qui croient au vivre-ensemble et à la coexistence pacifique
𝗦𝗘𝗡𝗘𝗚𝗔𝗟🇸🇳 || 𝗔𝗕𝗗𝗢𝗨𝗟𝗔𝗬𝗘 𝗪𝗔𝗗𝗘, 𝗟'𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘 𝗟𝗘 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗗𝗜𝗣𝗟𝗢𝗠𝗘́ 𝗗𝗨 𝗦𝗘𝗡𝗘𝗚𝗔𝗟 🇸🇳 𝗯𝗶𝗲𝗻𝘁𝗼̂𝘁 𝗳𝗲̂𝘁𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝟭𝟬𝟬 𝗮𝗻𝘀 : 𝟮𝟵 𝗠𝗔𝗜 𝟮𝟬𝟮𝟲
Son CURRICULUM VITÆ c'est pratiquement un livre, soyez donc prêt avant de démarrer la lecture...😂😂😂👇🏿
Voir des Banyamulenge se lever par milliers, jusque dans la diaspora aux États-Unis, rappelle qu'on n'ébranle pas un peuple qui a décidé de tenir debout. Ces mobilisations d'hier montrent une communauté organisée, résiliente et déterminée à faire entendre ses revendications de sécurité, de dignité et de pleine citoyenneté.
Qu'on les aime ou non, qu'on partage ou non toutes leurs lectures, les Banyamulenge sont Congolais, et ils vivront avec nous dans ce pays au même titre que toutes les autres composantes de la nation. On ne construira pas le Congo en niant l'existence de certains de ses enfants. On le construira en protégeant chaque communauté et en réapprenant le vivre-ensemble.
Ce peuple a traversé les soupçons, les violences, les campagnes de stigmatisation et les tentatives d'effacement. Pourtant, il est encore là, debout, organisé et résolu. Et c'est précisément cela, la force d'un peuple : survivre à l'injustice sans renoncer à son droit d'exister.
Le temps est venu de sortir des réflexes de haine, des procès identitaires et des exclusions sans fin. Le Congo a besoin de justice et d'un pacte national fondé sur l'égalité de tous. Notre avenir commun ne se bâtira ni dans la négation, ni dans l'humiliation de l'autre, mais dans l'acceptation de notre diversité.
2000 à 2004 resteront à jamais les années d'or du coltan au Kivu. Pour Bukavu et Goma, cette période restera gravée comme un moment singulier de prospérité. Sous la rébellion du RCD, nous venions alors de découvrir ce minerai presque mythique... le COLTAN. En quelques années, il allait transformer l'économie locale et faire circuler dans la région des sommes d'argent qu'on n'avait jamais vues auparavant.
À Bukavu, une bonne partie des investissements immobiliers de la période post-coloniale, qui structurent encore aujourd'hui la ville, date de cette époque. Villas, parcelles, immeubles… beaucoup ont été bâtis lorsque l'argent du coltan coulait à flot. À Goma, le quartier Himbi par exemple s'est lui aussi largement construit durant ces années-là, porté par cette même manne.
Les 2 villes regorgeaient des "Coltan Men", ces négociants et creuseurs qui, venus des villages avoisinant les deux ville, pouvaient devenir millionnaires en dollars du jour au lendemain. Dans les comptoirs, dans les bars, sur les pistes menant aux carrières, l'argent circulait avec une facilité qui donnait l'impression que cette prospérité ne finirait jamais.
Mais comme souvent dans l’histoire des matières premières, l'euphorie n'avait pas duré. Vers le milieu des années 2000, les prix mondiaux du coltan ont fortement chuté. Plusieurs de ces anciens "Coltan Men", jadis flamboyants, se sont retrouvés ruinés. A voir la nouvelle envolée des prix du coltan (jusqu'à 250$ le kilo), on ne peut s'empêcher de se demander si l'histoire est en train de recommencer… Qui sait?
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